Excerpt for C'est ça la vie ! by Francine Minville, available in its entirety at Smashwords


Francine Minville












C'est ça la vie !



poésie
















Éditions Dédicaces






C'est ça la vie !


© Copyright - tous droits réservés à Francine Minville

Toute reproduction, distribution et vente interdites

sans autorisation de l’auteur et de l’éditeur.



Portrait : Jean-Sébastien Cossette

http://www.jeansebstudio.com




Dépôt légal :

Bibliothèque et Archives Canada

Bibliothèque et Archives nationales du Québec


Un exemplaire de cet ouvrage a été remis

à la Bibliothèque d'Alexandrie, en Égypte










Pour toute communication :

Editions Dédicaces inc.


http://www.dedicaces.ca

info@dedicaces.ca



Francine Minville












C'est ça la vie !
































Ce recueil est dédié à tous les êtres malchanceux.


- Francine Minville


Préface





Francine Minville, jeune femme canadienne, de Montréal, s’est passionnée pour l’écriture de poésies depuis quelques années et, comme elle le dit, cela fait maintenant partie de sa vie en devenant une nécessité, un loisir et une forme de défi personnel.


Pendant ses moments de détente, après son travail à la Commission scolaire de Montréal, Francine prend la plume pour nous faire partager ses sentiments et l’édition de son recueil « C’est ça la vie ! » représente pour elle un aboutissement qu’elle ne soupçonnait pas lorsqu’il y a de nombreuses années, elle écrivait déjà des textes et des scenarii.


Avoir entre les mains ce nouveau recueil de poésies et s’imprégner des pensées de Francine ne peut que marquer notre esprit et nous mettre en phase de questionnement personnel.

Tout au long des pages, par ses mots, ses expressions fortes et son rythme, on peut ressentir l'esprit tenaillé entre espoir et désespoir de Francine ; un esprit empreint des souffrances qui ont jalonné sa vie d’enfant, d’adolescente et d’adulte, mais aussi rempli de signaux positifs qui laissent présager un futur qui pourrait être lumineux si chacun prenait conscience de tout ce qui nuit au bonheur et engendre guerre et haine.


Elle prône la justice avec des intentions pacifiques et voudrait voir s’éloigner toute violence et tout mépris du cœur de chacun.

Ce recueil peut être ressenti comme un cri lancé à toute la planète pour essayer d'inverser le processus de destruction provoqué par les comportements humains, mais si inhumains.

Après cette lecture notre esprit se sent automatique-ment enclin à prendre une route différente et porteuse de valeurs nécessaires à l'harmonie.



Brigitte Willigens




REMERCIEMENTS






Toute ma gratitude à Monsieur Guy Boulianne, président et directeur général des éditions Dédicaces, de m'avoir donné la chance de faire paraître au grand jour mes écrits et tout au long de ce projet fantastique, il m'a supporté vivement et m'a offert tout son temps sans le compter. Je suis heureuse que cet homme soit passé sur ma route.


Je remercie Madame Brigitte Willigens, auteure en Savoie en pays de France, pour avoir pris le temps de faire la préface. Malgré la distance qui nous sépare, cette grande Dame a su capter par mes écrits, mon cri du coeur. Sa gentillesse et ses douces paroles m'ont touchée profondément.


Francine Minville


LA GUERRE À TOUT PRIX


Les sirènes de la guerre annonçant la douleur

Ils courent se cacher dans l’espoir de survivre

En laissant derrière eux tout ce qu’ils ont bâti


Tous ces bruits infernaux de bombes et de haine

Terrifiant les vivants qui ne peuvent plus combattre

Et tant pis pour tous ceux qui ne pourront s’échapper

Ils serviront de cible comme un jeu vidéo


Le sort de mourir ou survivre de malheur

Du plus fort au plus faible perdant tout espoir

De vivre dans l'amour comme l'histoire l’a prédit

Un amour qui n'aura jamais existé


Rien n’a changé de ces guerres éternelles

En les couvrant de sang sans pitié ni regret

Tous ces corps mutilés d’obus éclatés

Marquerons l'avenir des perdants à jamais


Il ne reste que les traces de souffrance accablante

La mémoire du dégoût de vies arrachées

Torturant les restants préférant s’achever

Pour éviter le pire qui reste à venir


La parade des gagnants annonçant la victoire

Au visage de glace pour l'honneur de la gloire

S'élevant les drapeaux à l'allure de paix

Devant toute cette tristesse qui n'arrêtera jamais


Médaillés de fierté devant toutes leurs batailles

Qui justifiaient leurs gestes pour l’amour du pouvoir

Comme un sujet du jour ils parleront de leur guerre

D’une guerre selon eux qui se jouait à tout prix

LE DICTATEUR


Ôte-toi de mon chemin la grande conscience

Qui affaiblit l’humanité


N'essaie pas de me manipuler

Ni de m’écraser dans ma fierté

Ou de contredire toutes mes idées


Ne m’affronte pas dans ce petit jeu

Car tu verras mon grand pouvoir


La vie est telle si je le veux

La guerre est juste, quand je le veux


Tu m’fais pas peur la grande conscience

Je suis le plus fort

Je suis le roi, le tout puissant

Celui qui gagne à chaque bataille


Fais attention, car mes armures

Sont bien gardées à mes côtés

J’ai mes alliés qui m’accompagnent

À chaque instant, à chaque mouvement


Ôte-toi de mon chemin la grande conscience

Ça ne sert à rien, je n'aimerai pas

Ça ne sert à rien, je ne céderai pas




Laisse faire les larmes, les mots d’amour

La gentillesse et la tendresse

Il n’y a pas de place pour la bonté

Dans ma patrie, dans mon pays


Si je le décide, ils n'auront pas de choix

Ils me suivront et ils changeront

Si je le décide, j'ordonnerai

D'abattre les faibles et les minables


J'enrichirai mon bataillon

Pour un avenir bien prometteur

Je serai l'empereur de tous les temps

Et le monde entier sera à mes pieds



LA FAIM DU MONDE


Famine, famine quand tu te répands

À envahir les innocents

Tu cries trop fort dans le silence

De ceux qui n'ont pas de semence


Depuis des siècles que tu nous guettes

Du temps où l'homme à l'arbalète

Tuait les siens pour vaincre la faim

Jusqu'à ce jour et encore demain


Famine, famine quand tu t'emballes

À bouleverser jusqu'au scandale

Les peuples d'hier à aujourd'hui

De villages en pays


Il y a longtemps que tu t'exposes

Jusqu'à ce que tout explose

De la première guerre meurtrière

Jusqu'à ce que tout devienne austère


Famine, famine quand tu t'efforces

À faire mourir à bout de force

Ceux qui ont subi le malheur

De voir défiler toute l'horreur


De possession en destruction

Pour toute cette désolation

Y aura-t-il un jour la fin

Pour éviter qu'ils meurent de faim

NE PLEUREZ PLUS


Les beaux glaciers ont renoncé

De force désastreuse

Ils se détachent, ils se déchaînent


Ils ne peuvent plus se redresser

Avec leurs allures d'autrefois

C'est trop tard, ils ont craqué

C'est trop tard, ils vont céder


Ne pleurez plus comme le torrent

Déployez-vous éternellement

Remontez-vous pour l'avenir

De ceux qui n'ont pas de souvenirs


Ne tombez pas dans la noirceur

Des océans anéantis

Ne terminez pas votre envol

Pour que l'on prenne le bon vol


Ils fondent, ils coulent, ils s'évaporent

Trop faible pour rester debout

Trop faible pour tenir le coup

Ils finiront par creuser leur trou


Ils se répandront de leurs pleurs

Il ne restera que la peur

De devoir subir nos erreurs

LE GRAND BAL


Dans le château de Sa Majesté

Il y a tous ces personnages

Qui se préoccupent du petit prince

En lui montrant les bonnes manières


Dans le château de Sa Majesté

Le trône est mis en évidence

Et la couronne de diamants

Brille de toute son importance


On y voit des bibelots en or

Et des tableaux de Picasso

Du caviar en abondance

Et du champagne qui coule à flot


Dans le château de Sa Majesté

On se prépare pour le grand bal

Les maquilleurs et habilleurs

En feront des beautés fatales


Le jardinier est concentré

À terminer son œuvre d’art

Tous les serveurs sont alignés

Et prêts à satisfaire le Roi


Les gardes du corps sont aux aguets

Le torse bombé avec fierté

En attendant les invités

Qui s’amuseront jusqu’à demain




Dans le village juste à côté

Il y a tous ces personnages

Qui se préoccupent du lendemain

En espérant en avoir un


On y voit un château de sable

Et des maisons faites de paille

Des bestioles en abondance

Et de grosses larmes qui coulent à flot


Une vieille dame est concentrée

Pour bien tenir en équilibre

La chaudière d’eau sur sa tête

Sans en échapper une seule goutte


Les villageois sont aux aguets

Pour protéger leur bouchée de pain

Ils travailleront d’arrache-pied

Pour une autre petite bouchée


Tous les enfants sont alignés

En regardant le château de sable


Leurs ventres ont l’air de montgolfières

Qui semblent vouloir exploser

Assez qu’il en manque bien peu

Pour qu’ils s’envolent à tout jamais


Dans le château de Sa Majesté

Tout le monde s’amuse comme des fous


ÇA CHANG’RAIT PAS L’MONDE…


Si on faisait la file

Comme on l’fait pour nos idoles

Pour sauver tous les enfants

Abandonnés et maltraités

Imaginez le monde

Comme il serait grand


Si on aimait nos semblables

Comme on aime notre matériel

Imaginez l’bonheur

Qu’il y aurait sur la terre


Si on se frappait d’sus

Au lieu de l’faire sur les autres

On comprendrait peut-être

Que ça fait mal en « simonaque »


Ça chang’rait p’ t’être pas l’monde

Sauf qu'on s’rait moins niaiseux

Ça chang’rait pas l’monde sauf

Que ce s’rait judicieux


Au lieu d’passer au bistouri

Pour rajeunir de quarante ans

On devrait être content

D’avoir vécu tout ce temps


Avec notre tête de linotte

On enrichit les plus nantis

Pendant qu’les autres s’appauvrissent

Jusqu’à tomber par terre




Si on r’ gardait plus loin

Qu’le bout de notre nez

On verrait bien qu’c’est parti

Pour la grande déchéance


Plusieurs espèces

Sont en voie de disparition

Et si ça continue

L’humanité n’exist’ ra plus


C’est sûr qu’un jour la planète

Va nous exploser dans face

À force de subir

Nos bêtises perpétuelles


Si on cessait de croire

Que tout va s’arranger

En restant bien assis

Et en claquant des doigts

Peut-être que nous pourrions

Enfin, évoluer


Ça chang’rait p’ t’être pas l'monde

Sauf qu’on s’rait moins absurde

Ça chang’rait pas l'monde sauf

Que ce s’rait plus logique


On devrait suivre les traces

Du grand Albert Einstein

Au lieu d’développer notre « QI »

En voulant gagner la guerre




Pouvons-nous croire qu’il faut juste

Se servir de notre cervelle

Pour arrêter la machine

De destruction massive


Pour une fois, on devrait

Essayer tous ensemble

D’utiliser nos forces

Et tout notre pouvoir

Pour éviter qu’la catastrophe

Ne devienne imminente


Ça chang’rait p’t’être pas l'monde

Sauf qu’il y aurait d’l’espoir

Ça chang'rait pas l'monde sauf

Que ce serait plus joyeux



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