Micheline Lantin
Les Poésies de l'âme
éditions Dédicaces
Les Poésies de l'âme
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Micheline Lantin
Les Poésies de l'âme
Ce recueil de poésie : Les poésies de l'âme.
Je le dédie à mes petits-enfants.
Ce souffle de vie, je le dois à leur amour.
Vous représentez pour moi, la joie de vivre,
D'aller toujours de l'avant sans arrière-pensée.
Vos sourires sont des caresses à ma vie.
Mamie Michine
Préface
Sur le chemin de la poésie
Chacun de nous possède un coeur pour créer l'émotion. Le langage s'entend parfois confus pour décrire le volcan de sentimentsenfouis au fond de nous. La poésie, naissant dans un coeur pour s'en aller vibrer dans un autre, sait nous faire chanter.
« Les Poésies de l'Âme » est l'œuvre d'un coeur que la douleur inonde sans répit. Néanmoins, Micheline défie sa douleur pour nous emmener dans un monde angélique où l'amour est capable de poétiser les plus belles des sensations. Qu'importent leurs couleurs, grises ou roses!
Dans cette œuvre, l'amour et la douleur s'épousent pour nous com-poser une poésie dont Micheline n'avait cessé de rêver. En lisant ce recueil de l'âme, nous percevons que le chemin de la poésie mène à la satisfaction morale dont tout humain a besoin. Vers ce bonheur nous marchons tous.
Micheline a embrassé sa maladie au lieu d'en faire une contrainte envers sa création poétique. Nous montre-t-elle que l'art est l'enfant légitime de la souffrance? En effet, Micheline nous offre de belles images de la vie, de l'espoir, malgré sa lutte interminable contre la maladie.
J'ai suivi de tout près l'évolution de la création de Micheline dont j'ai appris que nous sommes capables d'écouter nos muses, de savourer ces chants intarissables qui nous traversent. Depuis notre première rencontre, j'ai cru en ses capacités créatives. Comment? Grâce à sa volonté inébranlable de faire fredonner son coeur poète. Et j'ai aimé le coeur de Micheline grâce à sa poésie contre la douleur.
A travers mes lectures, je me permets de prononcer que Micheline est force divine. Aussi, de sa souffrance inspirante, nous offre-t-elle la possibilité de croire en l'espoir s'éclipsant sous nos yeux le plus souvent.
Est-ce la poésie une thérapie?
Je vous laisse découvrir un coeur blessé qui jaillit de vie et d'amour.
Bonne lecture
Taj-Eddine Moustansir
(Maroc)
Introduction
Ce recueil de poésie est un rêve que je porte dans mon coeur depuis fort longtemps. Me laissant bercer par le vent de mes fantaisies de poétesse, je mets ces poèmes, dans les bras de mes rêveries. Mes pensées flottent au gré des vagues et des humeurs des saisons, baignées par la beauté et le calme d'une nature enchanteresse.
La poésie, représente pour moi, mes ailes volant vers ma liberté. La maladie ayant affaibli mon système immunitaire, mon corps se protège avec des traitements et des médicaments. Il va à son propre rythme, avec ses limites. J'apprends à vivre avec ce handicap qu'est la maladie. En moi, le courage de vivre et de me battre, pour ma survie.
Ces poèmes furent pour moi, ma façon d'exorciser les souffrances de la maladie. J'ai dû faire des deuils à ma vie, car mon corps était affecté par différents problèmes. Avec mes poèmes, vous partagerez mes révoltes, mes chagrins, mes joies, mes rêves, mes évasions et mes espoirs. Ma poésie est clairsemée de petits pas pour atteindre la sérénité.
Le plus important est que je suis encor là.
Je vis un jour à la fois, une heure à la fois.
Mon jour est le présent.
La poésie est ma survie.
J'envoie ce recueil de poésie, sur les ailes de l'Infini
En lui disant, merci de m'avoir donné la vie
Et de me guider chaque jour.
Merci la poésie, de m'avoir aidé
À aller au-delà de moi-même
À aller au-delà de la vie, elle-même.
Micheline Lantin
À l’aube, un chant
Quand la nuit baise ma paupière
Caressant un amour rêveur,
L’exorcise de sa chaumière.
L’ave fleuronné au bonheur
Sans éclat, son phare s’allume
Dans l’éther, ensorcelle un cœur.
Sur les toits, se couche la brume
Un reflet lunaire argenté
Se glissant dans une amertume
L’horizon se dévoile hanté
Déchirant une nuit charmeuse
Un doux sentiment enfanté.
Coule une pensée en songeuse
D’apparat, dentelle un manteau,
Trempant sa volupté soyeuse.
Dans la vague, meurt un sanglot.
Sa mélodie envoûte l’âme
Au soir givré, souffle un vent chaud
Que l’aube chantonne sa flamme!
Alléluia
Le brouillard de la nuit descend sur la ville.
Je te cherche à la lumière des réverbères,
Entre les persiennes, un doigt de lune
Ensoleille mes rêvasseries nocturnes.
Mes pensées s’abreuvent dans tes souvenirs.
Et mes mains se referment sur mes émois.
Sous mon parapluie des jours gris,
Pieds nus, je cours vers toi, mon ami.
Lève le voile, sur la bruine de mes attentes.
Sois ma lumière, les reflets irisés de mon chemin
Accompagne-moi pour accomplir mon destin.
Tu asperges ma vie, avec ton eau de tendresse.
Sur les ailes de ton amour, divine allégresse.
Sur le parvis de ton alléluia, chante mon âme.
Amis d’un instant
Cueillir du bon temps à la cuillère,
Te dire que ça ira mieux qu'hier.
D'une jaquette bleue, te vêtir.
Et te faire des amis d'civières.
Recevoir des soins aux heures
Dans l'espoir d'une guérison.
Une demande à Dieu, un p'tit bonheur.
Du temps, pour jouir des saisons.
— Mon voisin de droite n'est pas là ?
— Il a changé de jour, il est venu hier.
— Où est mon voisin de gauche ?
A-t-il trouvé une belle civière, ailleurs ?
— Il a eu un arrêt cardiaque, cette nuit.
— Il avait l'air bien.
— Tu sais, il était très malade.
Dans mon cœur, de l'émoi, des pleurs.
On s'était juré de ne pas se lâcher.
D'autres amis d'civières à rechercher,
Et espérer avec eux, des jours meilleurs.
Dans mon cœur, de l'émoi, des pleurs.
On s'était juré de ne pas se lâcher.
D'autres amis d'civières, à rechercher
Et espérer avec eux, des jours meilleurs.
Amour
Quand les éclats de vie
Arpentent le jardin d’Éden,
À la recherche de sentiments.
Le romantisme, en soi, jaillit.
Amour… bonheur.
Des effluves aromatisent les alentours.
Ta beauté scintille sous des cristaux d’étoile.
Le souffle court, ton cœur bat la chamaille.
Sous ses caresses, une explosion de joie.
Amour… allégresse.
Quand les pans de ta vie se déchirent.
Les larmes, supplications de ton mal,
T’allègent d’avoir été trompé, trahi.
Mal-aimé d’un destin aléatoire.
Amour… désillusion.
Les notes d’amour sonnent leur glas.
Les mots se déclinent, en silence.
Meurtri dans ton âme, tu penses mourir.
Macabre tristesse, d’un inconfort à deux.
Amour… affliction.
Quand les serments se font filaments.
Dans ton âme, la voix du pardon.
Dans tes entrailles, la passion s’embrase.
La vie à deux se poursuit avec tendresse.
Amour… grâce.
Aspiration du temps
La force de vivre s’exhale dans l’infini.
Les regrets chevauchent l’âme d’avoir mal aimé.
Tel un papillon, les ailes du courage battent au vent,
Se déploie la grâce de ta libération.
Notre amour arbore la sollicitude des ans,
Oubliant le passé au carrefour des saisons.
Il s’étale en harmonie sur le tapis des jours,
Laissant une belle aventure, de notre amour.
Le chemin du destin se jonche d’ombre et de lumière,
À l’effigie d’un soleil couchant, sous un ciel pailleté.
Il se déroule avec des heures inopinées.
Et coule le temps… rivière cristalline.
Aujourd’hui
Mon aujourd’hui est froid,
Comme une solitude sans voix.
Mon heure est asséchée de détresse,
Envahie par les crocs de la vieillesse.
Sans un mot, j’abandonne
L’instant d’après, je redonne
À la vie un semblant de courage
Que je clame pour vaincre l'orage.
Mon quotidien s’apparente à un chemin
Parsemé de doutes, tenus dans mon coeur.
Dans mes mains, se confinent mes élans.
Mon âme, dans un sanctuaire de pensées,
S’abandonne à des amours insensées.
Des souvenirs abordent la frénésie de ses ans.
Aventure
Un
poète sur les voiles d'un voyage,
Écrit
un mot, une pensée, un adage.
Une rime est couchée
sur une page,
Dont l'âme est reflet d'une voix sage.
Un espoir gît dans un coquillage
Au coeur, une vague sans âge.
Un
chant, une romance, un ramage
Sont empreints dans l'avenir d'un
présage.
Un clair de lune se glisse dans un nuage.
Une mer mouille un rêve, sur le rivage,
Noyant son pleur dans un ombrage.
Un soir, un souvenir s'est éteint dans un mirage.
Ballade
Qu’en est-il d’une nuit en solitaire?
À l’ombre de son miroir, l’âme attend.
Dans les plis d’une tendresse d’antan,
Invite en douceur des bras qui l’enserrent.
Qu’est-il cet amour de ma vie?
Palpitant dans mon coeur sans bruit
Comme une vague à l’infini
Parmi mes errances transies.
Les pensées courent vers le rêve
Se plaît dans le jour qui s’achève.
Criant son amour, doux frisson
Dans l’âme teintée de saison.
Que s’évanouissent les barrières
Disant non à une douleur
Disant oui à notre bonheur
Ainsi estompant ses misères.
Qu’en est-il de ces ballades frivoles
Sous la blanche lune, que tu as chantée?
Un bon jour notre route caracole,
Vient embrasser mon jardin enchanté.
Bouteille à la mer
Sur la vague, erre vers l’inconnu,
Son bagage en elle, un secret bien tenu.
Malgré le vent, l’orage, elle, si fragile
Voyage, le message caché, d’une belle.
« Je flotte sur l’océan de l’amour,
Soufflant la brume qui t’enveloppe.
De mes lèvres, je baise tes larmes.
Mon vœu, être à toi, pour toujours. »
Sur le sable d’une île déserte,
Gît une bouteille, un billet doux,
Errance d’une pensée secrète,
Échouée sur une plage, au mois d’août.
Un poète, dans ses rêveries,
Un jour, la trouva endormie.
Il fit sien, son écrit,
Pour l’amour de sa vie.
Chante mon âme!
La froideur de mes nuits blanches givre ton nom.
Une poésie se berce, caresses vagues.
Voici un ciel de tendresse et mon cœur divague.
Dans une pénombre, deux cœurs à l’abandon.
Ô rêveries grisent de soleil mes matins,
Séduisant la douceur candide de mon âme!
Que vais-je faire de ces lendemains de flamme
Où une solitude frôle son airain?
Fleurit un bonheur serein dans une chimère.
Une lune d’espoir brille dans ma dentelle
De rêves, féerie de mes nuits éternelles.
Heureux délice d’une passion qu'elle embaume!
Douce folie d’un désir, les âmes s'aimèrent
Et la symphonie de l'amour chanta son psaume.
Ciel de poésie
Dans le ciel azuré, ouatinent les nuages.
Le firmament s’ouvre aux goélands,
Et s’irise au soleil couchant.
Les blés aoûtés rendent l’âme,
L’arc-en-ciel fait la moue, à l’orage.
Et le temps passe, effeuille les pages.
Couchée sur le sable mouillé, regardant
Notre amour se balancer sur un croissant
De lune, pareil à un bel oiseau volage.
La grandeur de l’amour se nimbe d’une lumière
Qui reluit comme une guirlande de soleil,
Céleste instant d’être au ciel, sans barrière.
Dans l’immensité des cieux, ton regard
Comme une rêverie bleutée de la vie
Me caresse dans le chemin de la poésie.
Clin d’oeil
Merci la vie, merci l’Infini
Contre vents et marées,
De m’avoir protégé,
Des clins d’œil à ma vie.
Dans mes folies, tu m’as aimé,
Dans mes chagrins, tu m’as réconforté
Dans mes attentes, tu m’as comblé,
Pour un meilleur jour.
Le bateau est arrivé au quai.
L’orage est passé.
La mouette s’est posée.
La mer s’est calmée.
Merci la vie.
Je m’envole dans l’air du temps.
Telle une plume au vent,
Je rêve dans ton ciel.
Et tu es mon arc-en-ciel.
Merci la vie.
Credo de vie
Aux émotions qui m’envahissent, donne-moi la vie
Et tremper mes lèvres dans la coupe du Miserere.
Que mon âme assombrie connaisse une félicité!
Aux émotions qui m’envahissent, donne-moi la paix
De m’aider à goûter à la beauté d’un ciel bleu azuré
Noyant mes oublis dans le fleuve de la miséricorde.
Faut-il être malheureux pour voir la beauté de la vie?
Faut-il souffrir pour apprécier que ton jour enfin soit bon?
Faut-il connaître l’absence et dire que ton amour est grand?
Prière d’une ivresse d’un présage, sur ma page,
Dérivant sur les flots vers la grâce d’une béatitude.
Pourquoi s’accrocher à la foi, l’espérance, la charité
Si dans mon cœur, la croyance s’en est allée.
Que mon heure soit caresse à ma vie!
Que dans une confiance, je me glisse
Que mes pensées soient des flocons d’amour!
Que ma vie cherche la sérénité!
À l’émotion, dans mon cœur, je crie au bonheur
De me faire une place dans son ciel lunaire
À l’arc-en-ciel, d’être étincelante lumière
Au silence, d’être soupir de ma méditation
Et que le présent soit mon accompli.
Des mots …
Les souffrances tenaillent mon corps.
Des masques de peur, des cris de douleur,
Apparition de cauchemar, clin d’œil de l’horreur.
Des mots…
Rien que des mots…
Pluies d’amour, tendres murmures,
« Je t’aime. J’ai besoin de toi.
Ne pars pas. »
Voguant dans l’air du temps.
Se parfumant au soleil levant.
Se gonflant d’émotion dans le vent.
Une plume d’amour, s’envolant.
Dans les nuages de larmes, se roulant.
Dans l’eau trouble du passé nageant.
Des mots…
Rien que des mots...
Dans la fragilité, une force m’enchaîne,
M‘arrachant au pays des morts,
Me redonnant vie une fois encor.
À la tombée du jour, par toi, envoûté,
Le corps, fatigué, s’endort.
Et mon âme retrouve sa liberté.
Deux amoureux
À notre histoire, le temps tire sa révérence.
Dans la pénombre, se bercent nos deux solitudes.
Les rêves balayés de présages, voltigent dans l’effervescence.
Dans le moment présent, notre alliée, se prélasse.
D'un sourire narquois, la lune auréole notre roman
Notre amour parfume l'odeur de nos ébats.
Mon âme en bandoulière, s'extasie de bonheur.
La passion embrasse notre tendresse.
Mon cœur de bohème s'enlise dans l'innocence.
Mes affres s’amalgament au gré des essences.
Tes silences éclaboussent mes couleurs.
Éperdu, je me réfugie dans mes leurres.
Ta vivacité enlace mes peurs puériles.
Tes pensées épousent mes désirs secrets.
Mes attentes baignent dans tes éclats de vivre.
Je suis moi…
Tu es toi…
Deux amoureux… sans histoire.
Douce harmonie
S’il suffisait d’aimer,
Abreuver nos cœurs à la fontaine de l’amour.
Allumer dans nos yeux, l’étincelle de l’espoir.
Accepter en nous, l’être en devenir.
Offrir nos attentes, à la vie.
Que la connaissance de soi, émerge de nos erreurs.
Douce harmonie.
J'ai demandé à la lune,
De me réfugier dans ses bras
Dans la froideur de mes nuits blanches.
Quand mon cœur est assailli de doutes,
D’embrasser mes incertitudes.
Embaumer mon âme de sérénité.
Douce harmonie.
J’t’aime tout court,
Quand je t’enveloppe du mystère de l’amour,
J’accueille tes différences, avec indulgence.
Quand les affres du désespoir s’endorment,
Je glane les petits bonheurs de notre quotidien.
Vivre et te laisser vivre sans animosité.
Douce harmonie
Doux souvenir
Ce premier rendez-vous,
Rencontre anodine,
Passion en sourdine,
Moment d'ivresse.
Un rendez-vous romanesque,
Douce folie retenue, à saveur d'amitié
Le
quotidien s'enrobe d'imaginaire.
Paroles échangées, douce
harmonie.
Admirer le défilé des heures,
Épouser
le silence de nos deux cœurs,
Savourer l'extase de nos
pensées,
La douceur de ce moment dépassé.
Atteindre l’extase du premier baiser,
Arrosée d’une pluie d’étoiles,
Ceinte de soupirs langoureux,
Douce romance au clair de lune.
Ce premier rendez-vous,
Insouciance d'antan
Enchâssé
dans mes souvenirs,
Douce caresse à ma vie.
Écho
Que je mette un sourire sur ton visage,
Éblouir ton ciel avec l’éclair de l’orage.
Illuminant tes nuits, d’une lune blanche,
Allumant tes jours avec un soleil d’amour.
Dans tes yeux océanes, être une étincelle,
De l’admiration, d’une beauté tout miel.
Dans l’air du temps, être le frisson du vent.
Sur la vague de ta vie, des embruns se brisant.
De tes soirs et matins, être soupir de plaisir,
Parfumant l’âme d’effluves de bonheur.
Être l’aurore, le crépuscule, de nos jours,
Étincelantes les nuances de notre amour.
Sur le tableau de ma vie, un vœu,
Une toile de toi et moi, de nous deux,
Peint aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Et un je t’aime, en écho du ciel.
Ego
Oublier son moi à la croisée d'un chemin.
Laisser le ciel me montrer les étoiles
Échapper à ma manière d’être
Annihiler les liaisons sans histoire.
Sombrer dans l’incongru.
Demander une main pour sortir du marasme.
Écrire encor et encor sans plume.
À l’encre, se mêlent sueurs et larmes,
En moi, se glissent un nuage, un orage.
La pluie tombe sur mon corps,
Me lave de toute obsession,
Mes préjugés se lisent sur le pavé.
Sauter dans les flaques d’eau,
Courir à perdre haleine,
Jusqu’à la nuit tombée.
Me retrouver nu sous un arbre
De la boue sur mes pieds,
Les cheveux trempés,
Les mains noircies
À la recherche de mon identité.
À l’aube, sur mon corps, ruisselle la rosée
Une main tendue, me sort de l’abîme,
En écho, ‘’je t’aime, je m’aime’’.
Sonate sublime d'un moi retrouvé.
Laisse-moi chercher un sens à ma vie.
Apprendre de mes égarements.
Me perdre dans mes nuits blanches.
Laisse-moi crier mes états d’âme.
M’abreuver de propos dérisoires.
M’arroser aux illusions, aux histoires.
Laisse-moi me tourner vers vos visages.
Enlacer ma passion sauvage,
Armant mon âme d’un courage.
Laisse-moi gambader dans mes allées,
Dans mes entrailles, déposer l’espoir.
À l’Éternel, remettre ma destinée.
Laisse-moi la vie, être moi
Dans mes rêveries, mes élans de vie,
Merci de me laisser être moi.
Envol d’un rêve
Les pensées s’endorment,
Les rêves se réveillent.
L’inconscient fait sa prière
Pour revivre de ses cendres,
Les situations se mêlent,
Laissant le rêveur, songeur`
La noirceur se prête au jeu,
Agite devant nous des fantômes.
Avec amour, la nuit se penche sur nous,
Essayant de nous faire comprendre,
Le pourquoi de nos rêves.
Ayant comme pouvoir, notre bonheur.
Envole-toi mon rêve,
Hanter mon destin.
Demande à la vie de parfaire
Mes pensées saluant mes chemins.
Éphémère
Rencontre éphémère,
Toi, un soleil,
J’enlace les doux moments,
Pour pallier à ma solitude.
Joie éphémère,
Toi, source d’amour.
Je cours vers toi,
À la recherche d’un bonheur.
Passion éphémère,
Toi, l’extase.
Une soupape au présent,
Un plaisir sans lendemain.
Vie éphémère,
Toi, si fragile,
Joie et peine naviguent dans le temps,
Avec un bouquet de souvenance.
Errance
S’en aller sans but,
Sans balise, à la dérive.
Longer les rives.
Rechercher son étoile,
Dans son cœur, lever le voile,
Sur ses attentes, ses futilités.
Se mettre en bonhomme.
Se retrouver en somme.
Dans le bonheur, se noyer.
Seul à vivre avec sa vie,
Seul sans contredit,
À parfaire son esprit.
Seul à vivre avec la solitude,
En errant parmi la multitude,
Dans le masque de ses attitudes.
Seul à rire de son sarcasme,
À s'étourdir de fantasmes,
À s'esquiver du marasme.
Seul à suivre son étoile
Quand sa vie s'effeuille,
Il baisse le voile.
Et la vie…
Des notes sortent de mon violon,
Et résonnent à mon oreille.
Je vibre avec elles.
Elles s’envolent.
J’entends des éclats de rire.
Et la vie est…
La toile se déchire.
La barrière s’ouvre.
L’oiseau s’envole.
L’escargot se terre.
Le varech se couche sur le sable.
Et la vie est…
Un bateau sur une mer déchaînée,
Une vague se meurt sur la plage.
Les nuages dansent au gré des vents..
Sur mes pieds, l’écume.
Dans mon cœur, un soleil.
Et la vie est merveille.
Éternelle nuit
La nuit s’installe dans la pénombre,
Se miroite dans le flot des océans,
S’accentue dans le jardin des prés,
Se gave de chaleur dans un âtre,
S’envole dans les effluves des roses.
La nuit valse avec les étoiles,
Dans un long soupir, se cabotine.
Perdue dans une nuit sans étoile,
La peur paralyse tes instincts,
Dans ton ventre, noue tes entrailles.
La nuit fredonne un air méconnu
Le vague à l’âme se lamente.
Je suis lumière, ténèbres.
Je suis naissance, trépas.
À l’aube d’une éternelle nuit.
Étincelle de folie
Un brin de folie
Ancré dans ma mémoire,
Tel un diamant dans son écrin.
Il se noie dans l’ivresse du moment,
En berçant mon cœur d’enfant.
Un brin de folie,
Hantise de mes lendemains,
Il se balade dans mes rêves.
Parfume mes joies d’antan.
Un brin de folie,
Dérive au fil de mes ans,
Sur un radeau d’éclats de rire.
Il résonne dans mes silences,
Ponctués de bémol.
Une amitié clandestine
Peint à son effigie.
Une communion de pensées,
Sur mon océan de vie, elle flotte,
Cette étincelle de folie.
Être différent
Dans les armoiries d'une vie secrète,
Les désirs évanouis, l'estime s'arrête.
En bandoulière, le deuil de l'absence.
Être différent, se teinte de souvenance.
La magie du courage prend son envol.
Et voguent, les attentes en bémol,
Se délivrant avec l'ennui et la soumission.
Être différent se bat avec l'acceptation.
La vie s'allonge dans une paix, une sollicitude.
Les peurs du lendemain, dans un miroir,
Se dévoilent, en silence, dans une hantise du soir.
Être différent se noie dans la solitude.
Un cillement sur les méandres du parcours,
Un refuge à la complainte de l'illusion.
Endormir son désarroi à l'ombre d'un détour.
Être différent, le combat d'une affliction.
Apprivoiser ses différences.
Découvrir son appartenance.
Aimer et se laisser aimer.
Et le corps retrouve sa liberté.
Évasion
Quand j’erre dans mes rêves,
À la recherche d’un frisson,
Ouvrant les portes de ma nuit,
En cavale, un paradis se dévoile.
Mon Dieu apprends-moi la tolérance.
Dans la solitude, vivre sans adversité
À mes combats de vie déroutés.
Un jour ou l’autre, une renaissance.
Mon Dieu, apprends-moi à aimer
Viens pleuvoir des grâces, sur ma vie
Viens habiter mon cœur,
Y mettre d’exquises fleurs.
Que tes pensées soient miennes,
Un sourire à mes fautes vénielles,
Un soupir de mes entrailles
La liberté d’aimer, d’être.
La vague de ton amour m’asperge
Elle me glisse sur la berge.
Dans la lumière bleutée, d’une agonie,
Je suis la muse d’une poésie.
Fleur rêveuse
Aux mots tendres d’un rêve volant,
S’ouvre l’amour, fleur à ma vie.
Voguant sur la mer, alanguie
Une rêverie s’envolant.
Une poésie, me berçant,
M’enivre dans une nuit d’été.
Par elle, ma douleur, effritée,
Au clair de lune, nous enlaçant
L’amour asperge mes doux matins.
Tendres baisers sur mes pétales,
Caresses, sur ma peau de satin.
À ton âme se parfume ma fleur.
Dans la nuit, à mon cœur, des perles
Aromate d’encens, de bonheur.
Le rêveur se baigne dans la joie,
Plonge dans une mer de passion.
Englouti par la vague,
S’échoue sur le rivage.
Se réveille dans l’amertume,
Une aventure, un soir.
Le rêveur déambule les rues,
À la recherche d’une flamme..
Sans passé, ni futur,
Une soupape au présent.
Il goûte l’extase,
Une aventure, un soir.
Le rêveur enlace l’incertitude
Assouvit ses desseins.
Erre dans le temps.
Il tisse une toile de chimère,
En berçant ses souvenirs.
Une aventure, un soir.
Harmonie
Quand la mer baise la plage,
Se roule sur elle, en écume.
Que les goélands survolent l’océan,
Puis l’effleure tout en douceur,
Une histoire d’amour.
Éternelle harmonie, la nature
Attend son heure, en méditant.
Se mettre à son diapason, vers le futur
Avec sagesse, elle poursuit les ans.
Une histoire d’amour
Quand la vie te regarde vivre,
En souhaitant qu’un jour,
Tu te reprennes en main,
Sans en vouloir à la vie,
Une histoire d’amour.
Une parole, une parabole,
Deux cœurs qui s’immolent
Sur l’autel d’une musique en sol
Dans une sonate de l’amour.
Son cœur attend une lumière.
À une poésie, sa chaumière.
Dans ses pages, il dit souffrir,
Mais la vie lui apprend à bénir.
Il marche sur les pas de l’innocence
S’ouvrent les plaies d’une souffrance,
Qu’il croyait, de ses pensées, enfuies
Ou peut-être, de sa présence guérie.
Une blessure béante, entrouverte,
Il panse les plaies. Il vit, certes.
Apprends avec l’indifférence des gens,
À cueillir l’amour à tout moment.
Son esprit demande l’acceptation.
Son âme quémande la divinité.
Il devient spirituel dans ses émotions,
Un être unique d’une infinie beauté.
Dans un regard lointain,
Dans un ciel sans nuage.
Un amour en son dessein,
Une quiétude, son héritage.
La cité des anges
Sur un reflet de lune, les espoirs se glissent,
Et voguent sur les flots bleus de l’infini.
Dans un silence mortuaire, le vent les amène,
À la cité des anges, une oraison à la vie.
L’âme demande au présent, la sérénité,
Un oubli des peurs, des souffrances passées,
Recherche un bonheur éternel, une éternité.
À la cité des anges, la vie crée son intimité.
La nouvelle conscience dort dans son écrin,
S’éclate dans la brillance d’un soleil du matin.
La rosée asperge les instants qui s’effeuillent,
À la cité des anges, la vie griffonne son recueil.
L’âme s’aromatise d’une divine présence,
S’éveille dans un autre parcours, un autre chemin.
Une évasion dans les vapeurs de l’innocence,
À la cité des anges, la vie griffe son destin.
La coupe de l’amour
Dans une farandole, à l’infini,
Une chanson d’amour à la vie,
Sur la piste du destin, je souris.
À la chaumière de mes pensées,
Une ombrelle d’étoiles dans le ciel.
Douces prémices aux nuits de miel.
Mon âme à nu, se prélasse en douceur,
Dans les sentiers perdus du bonheur.
Et s’abandonne à la porte de ton coeur
À la lueur de la chandelle, se désirer,
Fluer dans la rivière de tes baisers.
Avec de longs soupirs alanguis, s’aimer.
La passion embrase nos cœurs enflammés.
Emporté par le délire de l’amour, sombrer
Dans la délivrance, au tréfonds de nos âmes.
La communion de nous deux, notre amalgame.
S’enlacer, une berceuse à notre euphorie.
Caresser le temps présent de nos frénésies.
La lune, témoin de notre union, la bénit.
Et l’aube embrasse nos deux corps endormis.
Être à toi, ton amante, ta belle,
La demoiselle de tes parcours.
Toi et moi, âmes immortelles,
Abreuvés à la coupe de l’amour.
La croisée des chemins
Quand la nuit s’envole dans le ciel étoilé.
La lune berce mes rêves abandonnés,
Chante une complainte sur mes années.
Dans ma vie, des routes enrubannées.
Quand mes pensées quittent la réalité,
Planent dans un monde sans misère.
Mon cœur bat au diapason de la sérénité,
Une échappée dans l’imaginaire.
Quand mon âme se parfume à l’amour,
Mes larmes s’évaporent dans l’air du temps.
Le bonheur s’annonce à pas de velours.
Il s’accroche à la candeur du moment.
Sur les chemins, des reflets opale,
L’amour, la haine, le bien, le mal.
Pour combler nos soirs et matins,
À la croisée des chemins, un destin.
La montée
Dans un jardin fleuri de pivoine, je cueille une fleur.
Avec des pensées nostalgiques, je la porte à mes lèvres.
Je cherche une intimité, dans mes éclats de vivre.
L’azur du ciel, le chant de la vague caressée par le vent,
Sont des baumes à mon mal de vivre.
En moi, l’espoir renaît.
Quand j’entends le gazouillis des oiseaux,
Le ruisseau qui coule dans les bois,
De plaisir, ma chair frissonne.
Les éclats de rire d’un enfant me sortent de ma léthargie.
Mon corps sommeille bercé par la clarté de la lune.
Ma vie est comme une escalade.
Je m’agrippe à la falaise, je ne veux pas tomber.
Je suis étourdie par ce chemin de vie.
Je pose mes pieds sur la terre ferme.
Dans un jardin fleuri, j’ai cueilli ma fleur de vie.
Dans mon rêve, j’ai fait la paix avec ma vie.
Et si mon chemin était une montée vers la survie.
La plume du poète
Sur une blanche feuille,
Sans qu’elle le veuille
Un poète, une plume,
Et les mots s’embrument.
Quoi dire…
Quand tu n’as rien à dire,
Un silence, un bémol.
Et les mots s’envolent.
Quoi écrire…
À une muse et la séduire
Quelques pensées sur une feuille,
Et les mots s’endeuillent.
Sur une page blanche,
Se dessine une arabesque,
Une dentelle, une fresque.
Et les mots s’endimanchent.
La plume habille en rimes,
Des complaintes, des psaumes,
Enlumine les chants de l’âme.
Et les mots s’endorment.
La porte d’une vie
Dans ma vie, une porte s’est ouverte,
Sans raison, sans attente
Avec des pensées sans illusion,
Faisant fi des problèmes rencontrés.
Un chagrin envolé avec des blessures
Semant sur son passage, des sourires.
Dans ma vie, une illusion envolée
Faisant suite à une réalité démontrée.
Un stress rencontrant une réalité
Une moue à une pensée fragile,
Un clin d’œil à une réalité illusionniste
Dans ma vie, un chagrin dépassé,
Faisant place à un souvenir en coin.
Un manque d’attention,
Un attachement trop démontré,
Une possession non réaliste,
Faisant de notre histoire, un semblant de vérité
Faisant de notre rencontre, une illusion.
Dans ma vie, un clin d’œil à l’art de bien vivre.
Prendre conscience de l’état des choses, des gens.
On ne force pas quelqu’un à communiquer avec nous.
On doit laisser le temps raconter son histoire,
Et arrêtant la vie de se soucier de ce qui n’arrivera peut-être jamais.
La vie est là
Dans une vie, les moments heureux
Côtoient les vagues à l’âme.
Dans ma vie, j’ai perdu ma liberté.
Un cauchemar ou un moment béni.
Je ne peux déverser ma colère,
Je ne peux que subir tout cela.